Filament TPU 98A Francofil 1,75 mm non pigmenté (vierge) conditionné en bobine de 500g pour produire des pièces très résistances aux chocs et à la chaleur (140°C).
Ce TPU 98A non pigmenté s'adresse à l'utilisateur qui maîtrise déjà l'impression de flexible et veut une matière brute, sans charge colorante, pour des pièces fonctionnelles destinées à l'atelier ou au laboratoire. La teinte naturelle, translucide, convient aussi bien au professionnel qui prototype une pièce mécanique qu'à l'enseignant qui montre en travaux pratiques le comportement d'un matériau flexible non teinté.
Une dureté élevée pour un flexible
Sur l'échelle Shore, le 98A se situe parmi les duretés les plus élevées des filaments flexibles. La pièce imprimée se déforme sous la contrainte et retrouve sa forme au repos, tout en gardant une tenue proche d'un caoutchouc dur. Cette dureté sollicite peu la mécanique d'entraînement de la machine, et elle tolère un guidage bowden (tube PTFE), à condition de réduire la vitesse d'impression si l'imprimante ne dispose pas d'un extrudeur dédié flex.
La buse se règle entre 220 et 240 °C, et la vitesse conseillée se situe à 60 mm/s. La sensibilité à la rétraction est forte sur ce matériau : un réglage précis limite les déplacements excessifs du filament dans l'extrudeur, à l'origine de blocages. Le plateau se règle à 20 °C, sans nécessité de brim, le warping étant nul sur ce filament.
Avant impression, ce TPU se sèche : un filament flexible absorbe l'humidité de l'air, ce qui se traduit en buse par un crépitement, une extrusion irrégulière et une surface qui perd en netteté. Un passage en étuve avant la session d'impression évite ces désagréments et conserve la qualité de rendu propre à ce matériau non pigmenté.
Usages recommandés
La souplesse finale de la pièce ne dépend pas uniquement de la dureté du filament : le taux de remplissage et le nombre de parois la déterminent aussi. Avec peu de remplissage et peu de parois, la pièce reste nettement souple ; en augmentant l'un ou l'autre, elle se raidit. Ce comportement ouvre la voie à des pièces étirables, compressibles ou déformables, qui reviennent à leur forme initiale une fois la contrainte relâchée : manchons à enfiler, joints à comprimer, protections à encaisser des chocs répétés.
La résistance à la chaleur jusqu'à 140 °C et la bonne tenue aux chocs en font une matière adaptée aux protections d'hélice, aux patins d'atterrissage ou aux supports de petits équipements embarqués, où la pièce doit absorber des sollicitations répétées sans se fissurer.